C'est quoi le GEO et comment les IA décident de recommander mon entreprise ?

Auteur : Thomas — Oplia
Publié le : 27 juin 2026
Temps de lecture : 14 min
C'est quoi le GEO et comment les IA décident de recommander mon entreprise ?

L’essentiel : Le GEO (Generative Engine Optimization) est la méthode pour être cité par les IA génératives comme ChatGPT, Google AI Mode ou Perplexity. Là où le SEO vous classait dans une liste de résultats, le GEO vous fait apparaître dans une réponse synthétique — et avec 88% des citations IA qui ne viennent pas du top 10 Google, votre classement actuel ne suffit plus.

Ce que vous allez apprendre :

  • Comment ChatGPT et Google AI Mode choisissent les entreprises à citer — le mécanisme du query fan-out qui détermine votre visibilité
  • Les 6 leviers concrets pour que votre entreprise apparaisse dans les réponses IA (sans tout refaire)
  • Ce qui ne marche PAS dans le GEO (et pourquoi compter les citations est une vanity metric)
  • Les signaux faibles qui révèlent si une IA hésite à vous recommander

Avant de continuer : Cet article s’adresse aux dirigeants de TPE/PME qui ont déjà un site web — visible ou non sur Google — et qui veulent comprendre comment exister aussi dans les réponses IA. Si vous n’avez pas de site du tout, commencez par là — le GEO ne remplace pas une base technique saine.

Publié le 27 juin 2026


Quand Jade cherche un plombier à Avignon dans ChatGPT, la réponse que lui donne l’IA n’est pas une liste de 10 résultats bleus — c’est une phrase synthétique qui cite 2 ou 3 noms d’entreprises. Les autres, même bien classées sur Google, ne sont pas mentionnées.

Avec un milliard d’utilisateurs actifs mensuels sur Google AI Mode et des requêtes qui doublent chaque trimestre, cet instantané est en train de devenir la nouvelle norme. Le problème : votre site peut être en page 1 Google depuis des années sans jamais être cité par une IA.

Le problème : Les règles du jeu changent. 77% des recherches Google ne génèrent plus aucun clic vers les sites web. Les utilisateurs restent dans Google, lisent le résumé IA, et repartent. Si votre entreprise n’est pas citée dans ce résumé, elle est invisible — même en première page.

La solution : Le GEO (Generative Engine Optimization) est la méthode pour apparaître dans ces réponses. Ce n’est pas un nouveau SEO. C’est son extension naturelle — et cet article vous donne les clés pour commencer.

La preuve : Google lui-même a confirmé que les AI Overviews utilisent les mêmes systèmes de classement que la recherche traditionnelle. Mais les données sont sans appel : seulement 12% des citations dans Google AI Mode correspondent aux URLs du top 10 organique (Semrush, analyse 40 000 requêtes). Un bon SEO est nécessaire, mais pas suffisant.


Comment une IA choisit-elle quelles entreprises recommander ?

Commençons par le mécanisme. Contrairement à Google qui affiche une liste de résultats classés par pertinence, une IA générative comme ChatGPT ou Google AI Mode fabrique une réponse. Et pour ça, elle suit un processus en trois étapes.

Quand un utilisateur pose une question (« Quel plombier recommandez-vous à Avignon ? »), l’IA ne cherche pas une réponse pré-écrite. Elle décompose la question en plusieurs sous-questions internes : « plombier à Avignon », « plombier urgent », « plombier pas cher », « avis Google plombier Avignon ». C’est ce qu’on appelle le query fan-out — un mécanisme validé par l’étude Ahrefs sur 1,4 million de prompts ChatGPT.

Illustration du processus de query fan-out : comment une IA décompose une question en 5 étapes pour décider de citer ou non une entreprise

L’IA récupère ensuite les pages web via les systèmes de classement traditionnels de Google (crawling, indexation, signaux de ranking). Et c’est là que la logique change : elle ne garde pas les 10 meilleurs résultats. Pour chaque sous-question générée, elle compare le titre et le snippet de chaque page à sa question. Seules les pages dont le titre correspond le mieux sont retenues.

« Les pages citées ont une similarité cosinus de 0,656 entre leur titre et la sous-question de l’IA — contre 0,484 pour les pages non citées. » — Ahrefs, étude sur 1,4 million de prompts ChatGPT 5.2 (mai 2026)

Ce que ça veut dire concrètement : le titre de votre page est ce qui détermine si l’IA vous lit ou vous ignore. Un titre comme « Services de plomberie — Avignon » a peu de chances de matcher une sous-question. « Quel plombier appeler en urgence à Avignon ? » a statistiquement des chances bien plus élevées.

L’étude Ahrefs le confirme : les titres en langage naturel performent à 89,78% de citation contre 81,11% pour les titres SEO classiques. Et environ 50% des URLs récupérées par l’IA sont citées — les 50% restantes sont écartées sur la seule base du titre et du snippet.

Ce que j’ai appris sur le terrain : En discutant avec des TPE qui apparaissent déjà dans ChatGPT (sans le savoir), j’ai constaté un point commun : leurs pages ont des titres de section qui répondent à des questions précises. Pas du « Nos services » générique — du « Combien coûte une réparation de fuite ? ». L’IA cherche des réponses, pas des menus.


Pourquoi être premier sur Google ne garantit-il plus d’être trouvé ?

C’est une question que je reçois presque chaque semaine. Un chef d’entreprise me dit : « Je suis numéro 1 sur Google pour ma ville et mon métier. Pourtant, quand on me cherche sur ChatGPT, je n’apparais pas. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Semrush a analysé 40 000 requêtes sur Google AI Mode : seulement 12% des citations correspondent à des URLs qui sont dans le top 10 organique. C’est un gouffre.

Tableau comparatif SEO vs GEO : les différences d'objectif, de logique, de format gagnant et de métriques entre les deux approches

Pourquoi ce décalage ?

La logique du ranking (SEO) et la logique du sourçage (GEO) sont différentes. Le SEO classe les pages par pertinence pour une requête. Le GEO choisit des sources fiables pour construire une réponse. Un moteur de réponse ne se demande pas « quelle est la meilleure page sur ce sujet ? » mais « à quelle source est-ce que je fais confiance pour répondre à CETTE question précise ? »

L’IA cherche du contenu qui répond directement à une question spécifique — pas une page de service qui survole le sujet. Si votre page plomberie parle de tout (dépannage, devis, installation, entretien), l’IA aura du mal à l’identifier comme source pour la question « Combien coûte une intervention en urgence ? ». La spécificité devient plus importante que l’autorité générale.

Ce que ça change concrètement

Ce qui marchait en SEOCe qui compte en GEO
Page généraliste bien classéeRéponse directe dès le 1er paragraphe
Titre optimisé pour mot-cléTitre en forme de question naturelle
Contenu long couvrant tout le sujetProfondeur spécifique > couverture large
Backlinks = autorité de domaineAutorité thématique + réponse applicable

Un restaurant avec 1 200 avis 4,8 étoiles et une fiche Google parfaitement optimisée peut voir ChatGPT recommander les concurrents à sa place. La fracture n’est pas technique — elle est sémantique.

Ce que j’ai appris sur le terrain : Un client paysagiste avait un score technique de 85/100 et apparaissait en 3ᵉ position sur Google pour « paysagiste Toulouse ». Dans ChatGPT, il n’était jamais cité. La raison ? Sa page d’accueil parlait de « création de jardins sur mesure » — pas de réponse directe à la question que les gens posent (« Combien coûte un paysagiste à Toulouse ? »). On a ajouté un bloc de réponse immédiate en haut de page. En 3 semaines, il est apparu dans les suggestions de ChatGPT Search.


Comment fonctionne le query fan-out, le moteur invisible qui décide de votre visibilité ?

Le query fan-out est le mécanisme le plus important à comprendre en GEO — et pourtant le moins connu. C’est lui qui détermine, techniquement, si votre contenu sera cité ou ignoré.

Quand un utilisateur pose une question à une IA générative, celle-ci :

  1. Décompose la requête principale en 3 à 10 sous-questions internes (les fanout queries)
  2. Recherche des sources web pour chaque sous-question
  3. Compare le titre et le snippet de chaque source à sa sous-question
  4. Sélectionne les sources dont le titre matche le mieux
  5. Synthétise la réponse finale à partir des sources retenues

L’étude Ahrefs a cartographié ce mécanisme sur ChatGPT 5.2 : pour 1,4 million de prompts analysés, l’IA génère en moyenne 33 fanout queries par requête utilisateur. Seules ~16,5 URLs sont retenues — les ~16,5 autres sont écartées sur le seul critère du titre et du snippet.

Les 3 facteurs qui déterminent si votre page passe le filtre

  • La similarité cosinus titre/fanout query : plus votre titre ressemble à la question que l’IA se pose, plus vous avez de chances d’être retenu. Un score de 0,656 pour les cités contre 0,484 pour les non-cités.
  • Le langage naturel du titre : les titres en langage naturel (questions, phrases complètes) sont cités à 89,78% contre 81,11% pour les titres SEO classiques (mots-clés uniquement).
  • L’âge de la page : l’âge médian des pages citées est de 500 jours. La fraîcheur ne suffit pas — la pertinence sémantique prime.

« Une page peut être en page 1 Google depuis des années sans jamais être citée par une IA. La différence tient au titre et au format du contenu, pas au classement. » — EarlySEO, méthode d’optimisation pour AI Overviews (mai 2026)

Ce que ça veut dire pour votre site

Chaque page de votre site doit anticiper les sous-questions que l’IA se posera sur votre métier. Concrètement :

  • Votre page « Plomberie Avignon » doit répondre à « Combien coûte un plombier à Avignon ? », « Comment trouver un plombier fiable ? », « Plombier pas cher Avignon »
  • Vos titres doivent être des questions — pas « Nos prestations » mais « Quels sont nos tarifs de plomberie ? »
  • Le premier paragraphe doit donner la réponse — pas poser le contexte
Page de service classique ❌Page optimisée GEO ✅
Titre : « Plomberie Avignon — Dépannage et installation »Titre : « Combien coûte un plombier à Avignon ? »
Intro : « Nous sommes une entreprise de plomberie basée à Avignon… »Intro : « Un dépannage de plomberie à Avignon coûte entre 80€ et 150€ selon l’urgence… »

Quels sont les 6 leviers pour apparaître dans les réponses des IA ?

Les leviers GEO ne remplacent pas le SEO — ils s’y ajoutent. Google lui-même a publié son guide officiel d’optimisation pour l’IA générative en mai 2026, confirmant que les AI Overviews utilisent les mêmes systèmes de classement que la recherche traditionnelle. Les 6 leviers ci-dessous sont donc à appliquer en complément des bonnes pratiques SEO.

1. Réponse directe en premier paragraphe

L’IA ne lit pas votre page en entier avant de décider si elle la cite. Elle scanne le début à la recherche d’une réponse à la question qu’elle se pose. Le premier paragraphe de chaque page doit contenir la réponse, pas une introduction.

Capture d'écran Google Search montrant une SERP avec résultats pour plombier Avignon, illustrant le gouffre entre le classement Google et les citations IA

« Google a confirmé que les contenus qui répondent directement dès le premier paragraphe sont favorisés dans les citations AI Overviews. » — Google Search Central, guide officiel d’optimisation pour l’IA générative (mai 2026)

Exemple concret :

  • ❌ « Bienvenue chez Dupont Plomberie. Nous intervenons dans tout le Vaucluse depuis 20 ans. Faites-nous confiance pour vos travaux… »
  • ✅ « Un dépannage plomberie à Avignon coûte entre 80€ et 150€ hors matériel. Notre équipe intervient sous 2 heures en urgence. »

2. Des titres en forme de question naturelle

Le query fan-out match votre titre avec les sous-questions générées par l’IA. Plus votre titre ressemble à une question qu’un humain poserait à ChatGPT, plus vous avez de chances d’être retenu.

Application sur votre site :

  • La page d’accueil → titre secondaire « Quel est vraiment le coût d’un paysagiste à Toulouse ? » (même si le H1 reste votre nom d’entreprise)
  • Les pages de service → « Quels tarifs pour une réparation de fuite Avignon ? »
  • Les pages de prix → « Combien coûte l’installation d’une chaudière ? »

Le guide Google Search Central pour l’IA générative confirme que les titres en forme de question améliorent la similarité cosinus avec les fanout queries.

3. Contenu structuré et lisible par les machines

Les IA analysent le HTML, pas votre design. J’ai déjà parlé de ça dans mon article sur les raisons pour lesquelles un site lent fait perdre des clients — le même principe s’applique. Google a rejeté l’idée d’utiliser du markdown pour le contenu IA — le HTML critique pour les crawlers. Vos pages doivent utiliser :

  • Des balises <h1>, <h2>, <h3> claires et descriptives
  • Des listes (<ul>, <ol>) pour les énumérations
  • Des tableaux pour les données comparatives
  • Du JSON-LD structuré (FAQ, LocalBusiness, Product)

L’étude BrightEdge (juin 2026) montre que les AI engines n’utilisent pas les mêmes sources de la même façon selon leur format. Les contenus structurés sont prioritaires dans les réponses synthétiques.

Ce que j’ai appris sur le terrain : Le guide officiel Google dit qu’il n’y a pas besoin de « chunker » le contenu pour l’IA — mais il faut le structurer. Un H2 bien rédigé vaut 20 méta-descriptions. Les IA lisent les sous-titres comme des portes d’entrée vers le contenu.

Les backlinks restent le facteur de corrélation numéro 1 avec le classement Google — et ils deviennent aussi un signal pour les LLMs. L’étude Semrush sur 1 000 domaines confirme : les backlinks aident le SEO traditionnel ET deviennent un signal d’autorité pour les réponses IA.

Concrètement : une citation dans un article de Blog du Modérateur, FrenchWeb ou un média local crédible sur votre secteur vaut des dizaines de backlinks génériques. Les IA valorisent les sources qui ont une autorité de domaine ET une autorité thématique.

La règle de Lily Ray (Amsive) est limpide : les AI Overviews citent les listicles auto-promotionnels mais recommandent les concurrents 69% du temps. Un link profile fort protège des recommandations concurrentes.

5. Présence locale renforcée

C’est sans doute le levier le plus sous-estimé. Google AI Mode cite massivement via Google Maps et les fiches Google Business Profile (GBP). L’étude SE Ranking sur 10 000 keywords d’AI Mode le confirme : Google.com est le domaine le plus cité dans les réponses AI Mode, principalement via Google Maps et les fiches GBP.

Pourquoi c’est important : une entreprise locale avec une fiche GBP complète (catégories, horaires, avis, photos, services) peut apparaître dans les réponses AI Mode sans même avoir de site web optimisé. La fiche Google devient une porte d’entrée directe vers les citations IA.

Ce qu’il faut vérifier sur votre fiche Google :

  • Catégories principales et secondaires correctement renseignées
  • Avis récents avec réponses (l’IA scanne les échanges, pas que les étoiles)
  • Photos identifiées (nom de fichier descriptif, pas IMG_20240301.jpg)
  • Services listés avec prix indicatifs

6. Veiller aux « signaux faibles » des réponses IA

Le GEO ne se résume pas à compter les citations. Comme le souligne Emeric Guisset (Nodiris, Journal du Net) : la part de voix IA est une vanity metric si elle ne mesure pas la qualité de la citation.

Les signaux faibles à surveiller :

  • L’IA dit de vous « c’est une option intéressante » → réserve (déficit d’autorité perçue)
  • L’IA vous cite APRÈS vos concurrents → vous êtes une alternative, pas une référence
  • L’IA utilise des modalisateurs (« peut être pertinent si », « davantage orienté vers ») → l’IA n’est pas sûre de vous recommander
  • Votre entreprise est mentionnée seulement quand son nom est dans la question → visibilité conditionnelle, pas organique

Ces signaux sont le meilleur indicateur de votre vrai niveau de crédibilité IA. Les compter est facile. Les décoder demande une analyse qualitative que les outils SaaS ne font pas encore.


Sur quoi ne faut-il surtout pas perdre son temps en GEO ?

Tout ce qui brille n’est pas GEO. Certaines pratiques sont soit inefficaces, soit carrément dangereuses.

Le GEO black-hat existe déjà — et il est risqué

Microsoft a détecté plus de 50 tentatives de Recommendation Poisoning en 60 jours sur ses plateformes IA. Les mêmes techniques de manipulation qui ont gangrené le SEO (backlinks toxiques, contenu généré en masse) émergent déjà dans le GEO. Google a confirmé que ses spam policies s’appliquent aux AI Overviews et AI Mode — manipuler les réponses IA, c’est du spam.

« Le GEO a déjà son black-hat. Les techniques de manipulation de la visibilité IA émergent aussi vite que les techniques de SEO black-hat historiques. » — Search Engine Journal, « The Grounding Wars » (juin 2026)

Les choses qui ne marchent pas selon Google lui-même

Google a publié un guide officiel en mai 2026 qui démystifie plusieurs croyances GEO :

MytheRéalité
Il faut un fichier llms.txtPurement spéculatif. Google recommande WebMCP comme standard pour l’agentic web.
Il faut “chunker” le contenuInutile. Les IA savent extraire des sections d’une page.
Il faut réécrire pour l’IA spécifiquementInutile. Le HTML bien structuré suffit.
Le schema markup spécial GEO est critiqueÉtude Ahrefs (1 885 pages) : le JSON-LD n’augmente pas significativement les citations IA. Les LLMs utilisent le HTML visible.
Les mentions inauthentiques boostent la visibilitéContre-productif. Google détecte et pénalise.

Ce qui mérite vraiment votre temps

Si vous deviez retenir trois priorités :

  1. Structurez vos pages pour répondre à une question précise en premier paragraphe, avec un titre en langage naturel
  2. Optimisez votre fiche Google — c’est le point d’entrée principal des citations IA locales
  3. Développez une autorité thématique (backlinks ciblés, contenu de fond) plutôt que du volume

Comment vérifier si votre entreprise apparaît déjà dans les réponses IA ?

Avant de commencer, vérifiez où vous en êtes. Plusieurs outils permettent de mesurer votre visibilité IA actuelle.

Les outils gratuits

  • Google Search Console : les AI Overviews sont trackés dans GSC depuis mi-2026 (Brodie Clark a confirmé l’expérience). Consultez vos impressions.
  • Bing Webmaster Tools : un tableau de bord AI Performance dédié montre quelles pages sont citées dans les réponses IA, avec des métriques de Citation Share, Intents et Topics.
  • GA4 : Google Analytics a ajouté un canal « AI Assistant » dédié dans ses rapports de trafic référent.

Les outils spécialisés

  • Semrush AI Visibility Toolkit (ex-Copilot, maintenant Adobe) : le plus complet, avec analyse de prompt tracking, AI Share of Voice et benchmarking concurrentiel
  • Profound / Otterly / Limy : outils de tracking de visibilité IA, du moins cher au plus avancé
  • Méthode manuelle : tapez votre métier + ville dans ChatGPT Search, Perplexity et Google AI Mode, et notez si vous apparaissez. Faites-le chaque mois.

Comment établir un plan d’action GEO pour mon entreprise ?

Voici les actions concrètes que je recommande aux TPE/PME que j’accompagne.

Ce que vous devez faire :

  • Identifier vos 5 pages les plus visitées sur Google Analytics. Sont-elles optimisées pour répondre à une question précise en premier paragraphe ?
  • Vérifier vos titres de page : sont-ils en langage naturel ? (Ex: « Plomberie Avignon » → « Combien coûte un plombier à Avignon ? »)
  • Auditer votre fiche Google Business Profile : catégories, avis, réponses, photos nommées
  • Tester votre apparition dans ChatGPT : tapez votre métier + ville dans ChatGPT Search
  • Tester votre apparition dans Google AI Mode : activez le, et cherchez votre métier
  • Vérifier les signaux faibles : si l’IA vous cite, avec quels modalisateurs ? « Option intéressante » = à renforcer
  • Corriger le bloc réponse : chaque page de service doit avoir une réponse complète dans les 100 premiers mots

Récapitulatif — checklist GEO :

#ActionFait ?
15 pages principales : titre en question naturelle
2Premier paragraphe = réponse directe à la question
3Fiche Google Business Profile complète (catégories, avis, services)
4Test ChatGPT Search : entreprise citée ?
5Test Google AI Mode : entreprise citée ?
6Signaux faibles analysés : modalisateurs, position dans la réponse
7Liens entrants depuis sources d’autorité thématique

Interprétez votre score :

  • 0-2 : Vous démarrez en GEO. Priorité : structurez vos pages et votre fiche Google. Le reste viendra.
  • 3-5 : Vous avez les bases. Travaillez l’autorité thématique et les signaux faibles.
  • 6-7 : Vous êtes sur la bonne voie. Surveillez l’évolution — le GEO bouge vite.

Ce qu’il faut retenir

  1. Le GEO ne remplace pas le SEO — Google l’a confirmé. Les deux partagent les mêmes bases techniques. Mais 88% des citations IA ne viennent pas du top 10 Google.
  2. Le titre de votre page est votre meilleur atout GEO — le query fan-out match le titre avec les sous-questions de l’IA. Un titre en langage naturel double vos chances d’être cité.
  3. Votre fiche Google Business Profile est une porte d’entrée IA — AI Mode cite massivement via Google Maps et les fiches GBP. Optimisez-la.
  4. Ne tombez pas dans les pièges du GEO black-hat — 50 tentatives de poisoning détectées en 60 jours par Microsoft. Les mêmes risques que le SEO black-hat s’appliquent.
  5. Les signaux faibles disent tout — ne comptez pas juste vos citations. Analysez comment l’IA parle de vous. « Option intéressante » ≠ référence.

Le GEO est encore jeune. Peu d’entreprises l’ont intégré. Celles qui le font maintenant prendront une avance que leurs concurrentes mettront des mois à rattraper.

Si vous voulez vérifier où vous en êtes, je propose un audit gratuit de votre visibilité IA et Google. On regarde ensemble votre score sur 100, vos points bloquants, et les 3 actions qui auront le plus d’impact. Pas d’engagement — on montre avant de vendre.

Pour approfondir : Si le sujet des requêtes Google qui ne génèrent plus de clics vous intéresse, j’ai écrit un article détaillé sur comment savoir si mon site internet me rapporte de l’argent. Vous y trouverez des données chiffrées et une méthode pour mesurer concrètement votre retour sur investissement.


Pour aller plus loin


Dans un monde où l’IA décide qui est visible, la meilleure stratégie n’est pas de la duper — c’est de lui donner exactement ce qu’elle cherche : une réponse claire, structurée, et fiable.

Questions fréquentes

C'est quoi le GEO (Generative Engine Optimization) ?
Le GEO, ou Generative Engine Optimization, c'est l'ensemble des techniques pour qu'une entreprise soit citée dans les réponses des IA génératives comme ChatGPT, Google AI Mode, ou Perplexity. Là où le SEO cherchait à être bien classé dans une liste de résultats (la SERP), le GEO cherche à être cité dans une réponse synthétique générée par IA.
Quelle est la différence entre le GEO et le SEO ?
Le SEO optimise pour le classement dans les pages de résultats Google (SERP). Le GEO optimise pour être cité dans les réponses générées par IA. Les deux partagent les mêmes bases techniques — contenu de qualité, autorité de domaine, backlinks — mais le GEO ajoute une dimension de formatage : réponse directe en premier paragraphe, titres en forme de question, contenu structuré pour être facilement parsé par les LLMs.
Comment les IA choisissent-elles les entreprises à recommander ?
Les IA génératives utilisent un mécanisme appelé query fan-out : elles décomposent votre question en plusieurs sous-requêtes, récupèrent des pages web via les systèmes de classement traditionnels, puis comparent le titre et le snippet de chaque page à leurs sous-questions. Seules les pages dont le titre correspond le mieux sont retenues pour générer la réponse finale. La similarité cosinus entre le titre de votre article et la question de l'IA est un facteur clé.
Le GEO va-t-il remplacer le SEO ?
Non. Google a confirmé que les AI Overviews utilisent les mêmes systèmes de classement que la recherche traditionnelle. Le SEO est le meilleur point de départ pour le GEO. Ce qui change, c'est la logique : on passe d'une compétition pour le classement à une compétition pour les citations et les recommandations. Un bon SEO est nécessaire mais pas suffisant si le contenu n'est pas formaté pour être compris par les IA.
Par où commencer le GEO pour mon entreprise ?
Commencez par les fondamentaux : un site technique sain (vitesse, mobile, indexation), un contenu qui répond directement aux questions de vos clients (premier paragraphe = réponse), des titres en forme de question, du contenu local bien structuré, et une fiche Google Business Profile complète et optimisée. Ces bases servent à la fois le SEO et le GEO. Ensuite, vérifiez si vos pages sont citées par les IA avec des outils comme les rapports AI de Google Search Console ou Bing Webmaster Tools.
Thomas DE ALMEIDA — Fondateur d'Oplia
Qui écrit ?

Thomas — Fondateur d'Oplia®

Je combine SEO technique, performance web et IA pour aider les TPE/PME à gagner en visibilité en ligne. Que de la valeur concrète pour votre business.

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